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Les conseils de Christian Cévaër

Après un belle carrière sur le European Tour avec notamment 2 victoires (2004, 2009), par deux fois N°1 des statistiques de putting, Christian Cévaër se consacre à présent au coaching via la Cévaër Green Academy.
Parrain de la nouvelle compétition Team Cup 2019 by Open Golf Club, il vous donne ici de nombreux conseils pour améliorer votre jeu et votre performance ! 
Rendez-vous sur cette page une fois par mois pour ne manquer aucun de ses conseils ! 

 

Conseil n°1 : Comment se préparer au mieux la veille d’une compétition ?

Si c’est possible de golfer la veille, dans l’idéal, jouez une pleine reconnaissance du parcours si on ne le connait pas ou pas bien.  Si on le connait, mais qu’on ne l’a pas joué depuis un petit moment, et bien quand même jouez quelques trous pour connaître la fermeté des fairways et greens, et donc la roule, tout comme l’état des roughs. Constater ses distances en porté de balle selon le climat du moment (1 club de différence entre hiver et été !).  Jouez beaucoup d’approches et de putts afin de bien appréhender les conditions pour favoriser le bon scoring !  Ne pas taper trop de balles au practice pour préserver de l’énergie. Maximum 2 seaux.  Ce n’est plus le moment de vouloir corriger quoique ce soit. Acceptez votre geste naturel du moment quel que soit la trajectoire qu’il produit. Il va falloir jouer avec et adopter une bonne stratégie de jeu.  Le bon scoring dépendra surtout de votre efficacité à 80m et moins.


Conseil n°2 : Comment se préparer au mieux le matin avant une compétition ?

Essayez d’arriver au club au moins 1h30 avant, pour éviter d’être pressé et donc stressé ! Aussi de façon à pouvoir commencer votre échauffement 1h avant votre départ car idéalement il faudrait 20 min d’échauffement au practice (1 seau maximum), 15 minutes au petit jeu et 15 minutes au putting. Prendre en compte les temps de déplacement.
Si on est à court de temps, respectez la notion de 3 fois 1/3 de temps d’échauffement entre plein swing, petit jeu et putting. Et au practice, mieux vaut taper une quinzaine de balles en respectant sa routine complète d’alignement et son rythme naturel que de faire « la mitraillette ». Et veillez à taper plusieurs clubs différents. Par exemple, un wedge, un fer 7, un hybride et un driver ou bois 3.
Le plus important est un bon échauffement musculaire et de trouver sa propre coordination. Cherchez le plus de relâchement possible. Faites vos premiers swings à 50% d’intensité et monter progressivement en régime. Et si le practice est assez loin, priorisez le petit jeu sachant que des sorties de bunker contribueront bien à l’échauffement « plein swing ».


Conseil n°3 : Comment analyser sa performance / contre-performance ?

Prendre l’habitude de compter après sa partie, le nombre de fairways et de greens touchés en régulation, d’approche-putt réussis, et le nombre de putts total.
Cela permettra éventuellement d’avoir une idée plus juste de sa performance comparé à celle ressentie émotionnellement.  Aujourd’hui, il existe plusieurs applications de rentrée et d’analyse de statistiques disponibles sur le web.
En ce qui concerne les coups ratés, analyser s’il s’est dégagé une tendance. Et bien sur, si c’est le cas, vous saurez quoi travailler.
Regardez aussi si votre stratégie était bonne, raisonnable ? Ou à l’inverse, avez vous joué trop « petit bras » ?
Aviez-vous les bons dosages ? Aviez-vous fait une assez bonne reconnaissance ?
Sur un plan de vue gestion mentale et énergétique, avez-vous pensé à bien respirer, manger et à vous hydrater ? C’est crucial !!
Surtout permettez-vous de vous remémoriser / revisualiser tous vos coups réussis ! C’est hyper important pour construire sa confiance, du moins la préserver.


Conseil n°4 : Que faire quand les bonnes sensations ne sont pas au rendez-vous à l'échauffement avant la compétition ?

Personnellement, il m’est arrivé maintes fois dans ma carrière de récolter un mauvais score alors que l’échauffement s’était très bien passé et à l’inverse, très bien scorer après un échauffement exécrable ! Il faut se rappeler que la priorité va à l’échauffement musculaire et le respect de ses routines, dont celles de placement et d’alignement. Surtout ne pas lutter contre une tendance qui ne se répétera pas forcément sur le parcours tellement toutes les situations y sont différentes. Par exemple, ne vous acharnez pas à éradiquer une mauvaise trajectoire. Au contraire, lâchez bien prise, respirer calmement. Cela vous permettra d’avoir de meilleures sensations et aidera les émotions négatives à se dissiper. Aussi, baissez votre niveau d’exigence de coup, de trajectoire. Pour maximiser et trouver quand même de bonnes sensations, contentez vous de ce que vous savez le mieux faire. Tapez vos clubs favoris ! Et surtout allez les trouver au petit jeu et au putting.


Conseil n°5 : Comment gérer au mieux sa carte quand les 9 premiers trous ne sont pas bons ? Comment gérer son parcours quand je fais une très bonne performance sur les 9 premiers trous ?

Faites comme moi, comme j'ai toujours fait, ou plutôt toujours pas fait, à savoir, compter ses points pendant la partie. Je me concentre tellement sur le moment présent, coup après coup, trou après trou, que je n'ai très souvent pas une idée précise de mon score.
Le coup le plus important au golf ? C'est le suivant !
A force d'appliquer cette habitude, on s'expose moins à l'emprise du stress comme la peur de réussir. Voici un concept d'ordre psychologique : le prochain trou, lui, n'a rien à faire de votre score des ou du derniers trou. Il vous propose un nouveau challenge. Pour augmenter ses chances de le réussir, s'obliger à se remettre en état émotionel "neutre" à chaque départ, à votre façon. Qu'on se trouve dans un état contrarié ou nerveux face au potentiel meilleur score de sa vie golfique, l'objectif est le même à savoir trouver un maximum de détente, de plaisir, et de concentration sur le moment présent, sur le coup à jouer à l'instant. Se rappeler que vous êtes avant tout venu golfer pour toutes les bonnes sensations que ça procure (rien que la balade !), même s'il y en a aussi biensûr quelques mauvaises. Considérez un bon score comme un bonus à une partie. Paradoxalement, moins vous vous obnubilez sur le score, meilleur il sera, Attention, cela n'enlève rien à l'envie de performer. Votre compétitivité devra se faire sentir via votre super concentration dans chaque coup.


Conseil n°6 : Comment s'adapter le plus vite possible à la vitesse ou à la lenteur des greens ?

La plupart des golfeurs y vont « au feeling ». Le feeling, le touché restent importants. Mais pour aider son dosage, la notion d’étalonnage de distance peut aussi s’appliquer au putting. Permettez moi de vous suggérer mon système de « stroke référence » qui me permet d’être efficace dans ce domaine et de très rarement concéder 3 putts. Il s’agit de l’amplitude de la prise d’élan de mon putter qui va jusqu’à la pointe de mon pied droit (j’ai un stance relativement large) qui en moyenne me donne une roule de 6 mètres. Sachant que je garde toujours le même tempo, je dose les différentes distances en variant l’amplitude de mon geste. Ce système a surtout l’attrait de me servir de « pseudo-Stimpmeter" (appareil de mesure de vitesse des greens utilisés par les greenkeepers), puisque selon les greens du jour, je pourrais constater quelle distance me donne mon stroke référence, sur du plat bien sur. Renseignement immédiat ! Cette méthode a aussi pour avantage de me « cadrer » et de palier à l’éventuel manque de feeling, de sensations. Je pense même qu’elle m’aide à affiner mon feeling.